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Casino - Vendredi, octobre 16, 2009 18:44 - 0 Commentaires
Jeux online: les jeux sont faits!
Les jeux sont faits à l’Assemblée nationale qui a votée hier pour l’ouverture du marché du jeu en ligne en France: 302 voix pour et 206 contre. Le monde du jeu en ligne en France (poker en ligne, courses hippiques et paris sportifs) commence à voir le bout du tunnel et retrouve le sourire. En effet, les nombreux opérateurs qui attendent au portillon pour recevoir la licence de jeu française délivrée par l’Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL) ont fait preuve de patience dont certains ont attendu plusieurs années. Le projet de loi sur la légalisation du jeu sur Internet a été critiqué par l’opposition mais le parti au pouvoir tient à contrôler les milliers de sites illégaux en France. Ainsi, seuls une cinquantaine d’opérateurs devraient se voir attribuer une licence de jeu française valable sur cinq ans uniquement pour les jeux de poker, paris sportifs et courses hippiques. Le casino en ligne n’est pas (encore?) intégré dans l’offre des jeux légaux du fait qu’un grand débat aura lieu sur le jeu de machines à sous qui peut entraîner une certaine dépendance pour les joueurs. Eric Woerth veut délivrer cette licence de jeu française à un nombre d’opérateurs limités et « assécher l’offre illégale ».
Le marché du jeu sur la Toile en France a généré pas moins de 800 millions d’euros et attire de nombreux acteurs intéressés par ce marché juteux. Le parti socialiste n’hésite pas à tirer à boulets rouges sur Dominique Desseigne, fidèle ami de Nicolas Sarkozy, qui se trouve à la tête des casinos Barrière et qui fait parti des nombreux prétendants à la licence de jeu française. Pourtant, le groupe Barrière attend à ce que le marché s’ouvre pour proposer ses services contrairement à d’autres groupes de casinos qui proposent leurs services à partir de Gibraltar ou de Malte en toute illégalité selon la loi française. Aujourd’hui, les deux seuls opérateurs qui peuvent mettre à disposition des joueurs en ligne des paris sont la Française des Jeux (FDJ) et le PMU. Tous les autres sites sont considérés comme étant illégaux mais l’imbroglio judiciaire au sein même de l’Union européenne n’arrange pas les choses. Malte fait parti de l’Union Européenne et délivre des licences de jeux européennes de manière très contrôlée. Cette petite île s’est souvent retrouvée dans le collimateur de la France dont des milliers de sites accessibles depuis la France sont sous licences maltaises. Des grands groupes comme Unibet, Betclic voire des casinos en ligne comme le casino Roxy Palace ou encore Villa Fortuna Casino sont également détenteurs de licences maltaises.
Les opérateurs bénéficiant de la licence de jeu française devront respecter un cahier des charges strict notamment en matière de lutte contre l’addiction . D’ailleurs, un budget de 10 millions d’euros sera consacré à cet effet. Enfin, l’ARJEL aura du pain sur la planche pour contrôler les sites n’ayant pas la licence de jeu française mais le bloquage des accès qux sites illégaux ne seront pas de son ressort mais celui d’un juge de référés.
La date du 13 octobre 2009 est a marquer d’une pierre blanche car ce projet de loi devait etre entériné depuis de long mois déjà. Les opérateurs sont sur les starting block prêts à basculer leur version gratuite à la version payante…voire de mettre en ligne des sites prêt à l’emploi depuis bien longtemps. Le monde du jeu ne va pas être une partie de plaisir pour certains sites et la chasse aux sites illégaux ne devrait pas tarder à débuter. Il y a fort à parier que les juges de référés n’ait pas le temps de prendre leurs RTT.
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